"Et cependant le génie des grands philosophes du capitalisme reste dominé par le préjugé du salariat, le pire des esclavages. Ils ne comprennent pas encore que la machine est le rédempteur de l'humanité, le Dieu qui rachètera l'homme des sordidæ artes et du travail salarié, le Dieu qui lui donnera des loisirs et la liberté."

Paul Lafargue, dans Le Droit à la Paresse (1880).

En cette époque ou l'IA et la robotisation engendrent des débats angoissés, méditons cet extrait du "Droit à la Paresse".

Une synthèse efficace de la question de la paresse sur le site de France Culture, alors que nous sommes nombreux à éprouver l'effet pathogène du travail moderne. Je ne parle pas là des emplois physiquement exigeants comme la collecte de marchandises dans les entrepôts d'Amazon, mai d'emplois à haute valeur ajoutée, bien rémunérés, dans des activités stimulantes intellectuellement qui ont tout pour être "enrichissantes"...et pourtant, sapent l'énergie vitale de ceux qui les occupent.

 

4 (bonnes) raisons philosophiques d'être fainéant

Paria, marginal ou cynique, le fainéant a toujours suscité autant louanges que dédain ou critiques, jusqu'à Emmanuel Macron. Depuis l'Antiquité, les philosophes font l'éloge de l'oisiveté contre le dogme du travail. Mais pourquoi Sénèque, Rousseau, Lafargue ou Russell défendent-ils la paresse ?

https://www.franceculture.fr