MC Jaume

19 février 2017

Amis du bricolage et de la sobriété énergétique

La dernière vidéo en date de Barnabé Chaillot (je recommande le parcours, voire la lecture, de son blog L'énergie Autrement) :

Ep16: Plan poele dragon multicombustible sans soudure / wood or pellets rocket stove drowing

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18 février 2017

Elle regardait les flammes

Toute ressemblance avec des personnages existants est totalement fantasmée.

Pour les impromptus littéraires.

Elle regardait les flammes, parce qu'il n'y avait pas grand chose d'autre à faire.

Le petit feu, modeste, crépitait dans le poêle, qui heureusement était pourvu d'une porte vitrée, sans quoi il n'y aurait rien eu du tout à regarder.

Enfin, lui, il regardait à travers la fenêtre couverte de givre la tempête de neige qui se déchaînait à l'extérieur.

Elle se maudissait. Jamais elle n'aurait du accepter cette idée idiote de sauter sur cette occasion unique que présentait ce chalet d'alpage en vente pour une poignée de crozets. Il avait défendu le dossier, arguant que son rêve de gosse à lui, c'était un vrai chalet d'alpage, là ou les autres mâles appartenant à la même catégorie socioprofessionnelle dite "supérieure" dilapidaient des sommes comparables en aspirateurs à gonzesses de chez Porsche ou BMW, une fois la cinquantaine établie : une bonne affaire en somme.

L'argument avait porté, et elle lui avait accordé ce caprice. Elle avait même admis, à l'issue de leur premier séjour, avoir aimé le calme de ce hameau pas si isolé que ça finalement. Le bruit apaisant du torrent, le décor sans cesse changeant, vert vif, gai même, des pâtures et les reflets bleutés des glaces chantées par Samivel, deux mille mètres plus haut. Les vaches et les chevaux dans les hautes herbes, les coups de sifflet des marmottes et la silhouette des bouquetins là-haut sur les crêtes.

Le début octobre, même, était tolérable. La neige loin encore au-dessus, les couleurs de l'automne guérissaient l'hystérie de la rentrée, même si le froid se faisait bien vif dès les derniers rayons de soleil disparus derrière les Aravis.

En guise de cadeau de Noël, elle l'avait laissé revenir tout seul avant les fêtes, et il en était revenu des étoiles dans les yeux, fredonnant le Paradis Blanc et elle avait admis sa curiosité. Va pour un séjour en plein hiver, donc.

Quelle erreur.

D'abord, il y avait eu les cinq kilomètres de route forestière enneigée à parcourir à ski. Lui, ça l'avait amusé, les deux voyages attelé à un traîneau de soixante kilos, quinze degrés sous zéro pour finir à la lumière de sa lampe frontale.

Ensuite, il y avait le silence. Elle appréciait le silence après le harcèlement sonore constant de son quotidien, mais là, même le torrent s'était tu, muselé par le gel. A en rêver de la bise, qui, pour vous couper en deux, occupait l'espace de son sifflement dans la toiture.

Il ne restait donc que le feu, qui craquait dans le poêle sur lequel fondait une marmite de neige, lire à la lumière des leds alimentées par la petite éolienne, et regarder les flammes.

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11 février 2017

La Belle et la Bête (Crossover)

Joliment fait, et ça tombe bien pour me faire oublier "La la land" pour lequel j'ai gaspillé une soirée ciné...

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08 février 2017

L'Histoire de ma Vie

Source: Externe

(et longue vie à Commit Strip)

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06 février 2017

Ayons une petite pensée pour tous les scrum masters...

Source: Externe

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04 février 2017

La Lune dans le caniveau

Il est des jours où l'on ne devrait pas profiter du calme d'une pause méridienne pour s'asseoir dans un coin de la bibliothèque du CE et écrire quelque chose. Non, on ne devrait pas.

Pour les impromptus littéraires.

La Lune dans le Caniveau.

J'aimerais pleurer.

Pleurer comme un enfant, impuissant devant cette réalité qui lui échappe.

Ou fuir.

Fuir ma rage et mon indignation.
Fuir vers l'horizon improbable de quelque chose d'autre, n'importe quoi d'autre, ailleurs…

Pauvre cowboy solitaire prisonnier de l'espace urbain, sans cheval, sans lasso, sans vaches, sans Colt ou alors virtuel du pouvoir de faire feu de sarcasmes dans le cyberespace pour prétendre exister.

Pauvre vaquero solitaire tombé de son cheval foudroyé par la modernité au pied du mur frontière payé de son sang,

Pauvre berger solitaire détruit par la folie, au bout de son errance désespérée à la recherche d'un embryon de sens, mon corps s'engourdit contre le goudron froid de ce trottoir d'une banlieue compassée, et bientôt libre, je me perds pour toujours dans la contemplation du reflet de la lune dans le caniveau.

 

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29 janvier 2017

Edouard Baer est un connard

Enfin, le personnage joué par Edouar Baer dans le film d'Edouard Baer "Ouvert la nuit" est un connard, et il paraît qu'il ressemble à Edouard Baer en vrai, d'où le raccourci du titre.

En résumé, un connard immature et irresponsable sauve sa peau (brillament) à l'issue d'une heure et quelques d'acrobaties relationnelles qui donnent en vie de le baffer. Trois heures après, je suis encore fumasse, ça doit donc être un bon film.

Enfin, j'espère.

OUVERT LA NUIT Bande Annonce (Edouard Baer, Audrey Tautou - 2017)

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28 janvier 2017

J'ai rajouté un peu de sel...

Haïku de saison pour les Impromptus Littéraires.

Le gel qui dure

fige la vie : j'ai

rajouté un peu de sel.


(Ma première tentative faisait six cent mots et ne me plaisait pas, j'ai donc choisi d'essayer la sobriété)

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27 janvier 2017

ATTENTION !

Non mais oui, quoi, enfin ! Les étangs sont pris par la glace, il faudrait voir à ne pas trop s'approcher du bord...

etangs_geles_rubalise_20170125_103041Moyenn

Etang Vieux, photo prise le 25 janvier.

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21 janvier 2017

Le doigt sur l'interrupteur...

Contribution de la semaine aux "Impromptus Littéraires". Nous sommes à la lisière de la fanfiction, tendance "self insertion", là...

Le doigt sur l'interrupteur.

Vous croyez aux miracles, vous ?

Moi, non. Les miracles, ces événements improbables à l'issue heureuse, balayant un horizon bouché au profit de perspectives heureuses, je les ai toujours classés avec les contes de fées, les récits fantastiques, dont je suis friand, mais avec raison.

Si je veux bien suspendre mon incrédulité le temps d'un film ou d'un livre, le sens des réalités n'est jamais loin et, si je chéris le souvenir de l'histoire et de ses personnages pour les heures d'évasion, j'en accepte les limites.

Enfin, ça, c'était hier. Avant. Il y a une éternité.

Tout a commencé par cette errance dans les vieilles rues d'Edimbourg, à la recherche d'un raccourci vers un restaurant du Royal Mile, dans une rue étroite aux pavés inégaux luisants de pluie. Mon costume de ville et mon pardessus étaient insuffisants pour ce début d'hiver écossais et j'étais transi, et j'avais faim. Il s'est fallu de peu de choses, une odeur, une bouffée de chaleur devant une porte entrouverte, et j'ai abandonné les recommendations de ce site de conseils de voyage pour m'engoufrer dans ce pub.

Il était mal éclairé, meublé de bois grossier, sans le moindre angle droit. On m'a indiqué une table, où je me suis installé avec soulagement, acceptant, sur la suggestion du serveur, le plat du jour.

Ce n'était pas du Haggis, mais j'ai oublié, parce que mon attention a vite été attirée, puis monopolisée, par la table voisine.

Une jeune femme y était assise, concentrée sur un calepin, indifférente à ma présence.

Elle dégageait une aura de sérénité mystérieuse, à l'opposé de mon monde frénétique et trivial de consultant.

Elle avait une silhouette élégante, et une belle chevelure rousse, aux antipodes de mon alopécie tenace et de l'effet délétère de mon abus de restaurants.

Elle a fini par refermer le calepin, balayé la salle du regard, et je n'ai pu détourner le mien. J'ai senti mon visage s'empourprer, et une lueur amusée dans ses yeux verts.

Miséricorde.

Elle m'a souri.

Miséricorde.

"Vous n'avez pas l'air d'un habitué" a-t-elle remarqué.

J'ai péniblement bredouillé une explication embrouillée, démenti cinglant de mes notes irréprochables à tous les tests de conversation anglaise.

"Mais au moins, vous êtes curieux, à ne pas vous précipiter dans un restaurant à plus de quatre sur cinq"

J'ai souri, enfin. Et recommencé à respirer, me raccrochant aux circonstances de ma présence pour regagner quelque contenance.

Nous avons poursuivi notre conversation, l'échange de considérations banales sur nos quotidiens, surtout le mien. Peu à peu, nous nous sommes découvert des centres d'intérêt communs, des livres, des chansons, des poèmes, et j'ai fini par surmonter mon incrédulité face à la situation, lorsque nous nous sommes retrouvés sur les pavés inégaux du trottoir toujours luisants de pluie, traversant Old Town vers Princes Street. Mon Hôtel était en vue. C'était aussi le sien.

J'ai presque été déçu : je m'attendais à ce qu'elle me guide à travers la porte d'une échoppe condamnée, derrière laquelle je découvrirais un urbanisme victorien secret, mais elle a sorti de son sac une carte identique à la mienne. Je l'ai suivie jusque dans sa chambre, obscure.

Elle a posé son doigt sur l'interrupteur, puis éclaté de rire.

"Nous ne nous sommes même pas présentés !"

"C'est vrai"

"Je m'appelle Lily"

"James" ai-je répondu, avant de rougir et de bredouiller.

Son sourire s'est éclairé, et comme une flamme s'est allumée dans ses yeux émeraude. Elle a laché l'interrupteur, libéré ses cheveux de la baguette qui les maintenait en un chignon flou et murmuré

"Lumos".

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