MC Jaume

03 août 2017

How about no ?

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Non, je ne te donnerai pas mon avis sur le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, de quoi je me mêle ?

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29 juillet 2017

J'en ai bien profité

Pour les Impromptus Littéraires, le "Parrain" revisité, en quelque sorte.

Ma chère Pomme,

Te souviens-tu de moi ? Sans doute sais-tu qui je suis, ton arrière-grand-oncle, "le vieux", mais te souviens-tu de notre rencontre ?

Tu avais six ans, tu serrais un gros livre sur ton cœur et ton regard trahissait l'ennui de devoir t'en éloigner pour une mondanité.

Je me souviens aussi du prénom de tes sœurs, Prune et Clémentine, soulagé que tu n'aies pas de frère, je n'ose imaginer comment il se serait appelé...Mais surtout, je me souviens que des deux cent soixante invités, toi seule n'avait pas la servilité dans le regard.

Aujourd'hui, j'ai cent trois ans, et je suis en train de mourir. Enfin, je suis même mort, puisque tu lis cette lettre que t'a remis Maître Fonsecka, avec un billet d'avion pour les Iles Vierges Britanniques.

Oui, je ne vais pas tourner autour du pot, tu es mon héritière, et toute ma fortune te revient.

L'essentiel, pour la plupart, mais je sais que tu ne t'arrêteras pas là.

Pourquoi toi ?

Parce que dans la centaine d'individus que moi ou feu ma sœur - ton arrière grand-mère - avons comme héritiers potentiels, tu es le seul vrai être vivant, la seule qui ne tue pas le temps en attendant ma mort et sa part de cette fortune.

Je ne me base pas sur cette unique rencontre vieille de treize ans, car depuis, je ne t'ai jamais perdue de vue. Ce jour là, j'ai eu l'intuition que tu étais la bonne personne, et je t'ai observé grandir, mûrir, devenir la femme que tu es, déterminée, honnête, généreuse et exigeante.

Je t'ai laissée grandir, sans jamais intervenir. Ce professeur de mathématiques qui n'admettait pas qu'une fille comprenne les maths aurait pu avoir un accident de chasse. Cette pseudo Barbie de cour d'école qui moquait tes vêtements aurait pu croiser une bouteille d'acide, cette vedette du terrain de foot qui t'a mené en bateau pour ton cul se casser un genou.

Oui, bon, lui, il a effectivement eu le genou cassé, il t'avait trop fait pleurer de honte. Le Destin fait bien les choses, des fois.

Enfin, tu m'as compris.

Alors, tu dois être un peu horrifiée, de voir arriver tout cet argent (et encore, tu n'as pas encore vu les comptes). Cet argent douteux, pas net, peut-être même sale ?

Hum.

Ma fortune est née il y a cent ans, justement, le jour ou j'ai "récupéré" le portefeuille "perdu" par ce

touriste anglais. C'est là que j'ai pris conscience que je n'allais pas me tuer à la tâche à fabriquer du

savon comme mon père ou dans des vignes ingrates comme mon grand-père...Je voulais vivre, tout simplement, sans me laisser emmerder par le pape ou le patronat. Robin des Bois, en quelque sorte, sauf que je ne me suis pas oublié lors de la redistribution.

Illégal certainement, malhonnête parfois, mais jamais, jamais de saloperies.

Pas de drogues, pas de trafic d'être humains, de contrefaçons de médicaments...

Et je peux te jurer, pas une pute dans ma vie.

Une ou deux pyramides de Ponzi, beaucoup de spéculation, quelques manigances avec le pétrole, en cherchant toujours les pigeons les moins ragoûtants parmi les "investisseurs" les plus avides de gains faciles.

J'ai juste cherché à me battre contre cette lie de la société avec leurs propres armes, tu le découvriras dans les coffres, où sont rangés mes journaux : tout y est. Peut-être y trouveras-tu matière à un roman ?

Ma chère Pomme, tu es ma dernière action, et j'espère la plus belle.

Je te lègue tout ça, j'espère de tout cœur que tu en feras bon usage : j'en ai bien profité, mais ce dont j'ai le plus profité, c'est de ces treize dernières années, où je t'ai vu devenir celle que j'espérais que tu deviennes.

Ton arrière grand-oncle,

Matteo.

 

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22 juillet 2017

Un vrai festival…

Pour les impromptus littéraires, que Jean-Louis Foulquier et tous les Rochelais me pardonnent...

Un vrai festival

Du bruit, des odeurs. Un vague fumet de marée dominé par des effluves de beuh.

Il fait chaud, la chaleur d’un bel été.

Une bicyclette slalome, me bouscule presque, je fais crédit à sa conductrice des pavés inégaux du quai, sans doute amadoué par un effet de jupe légère dans le vent.

L’été est bien là, c’est un festival de corps légèrement vêtus, souvent jeunes, bronzés parfois jusqu’à la brûlure, tatoués souvent.

Échos de batterie au loin, musique étouffée, affiches omniprésentes : seuls les oiseaux de mer se font rares. Je suis, slalomant esquivant le contact houblonneux attentif à ne pas perdre de vue ma compagne, stressé au point de suivre son sac à dos vert pomme au lieu de son cul, c’est dire.

Si je m’écoutais, je ne serais pas là, mais je tais le festival de protestations qui se bousculent pour m’en tenir à la navigation inconfortable de monument en monument le long de l’itinéraire touristique conseillé par l’office de tourisme, du moins quand les espaces monopolisés par les spectacles musicaux ne le perturbent pas. Les deux tours, là-bas, me narguent de leur inaccessibilité digne du Mordor.

Je ne passerai pas, j’ai compris. Oui m’sieur l’agent.

Forces de l’ordre omniprésentes, lourdement armées. Daft Punk n’est pas sur scène, mais on a de beaux déguisements dignes de « robocop ».

Quelques rues calmes, enfin parcourues le nez en l’air sans risque de collision, une récompense glacée qui se mérite – l’étalage, un vrai festival de saveurs et de textures, merci Ernest – et repartir, Kebabs, ersatz de marché et enfin, la mer, celle que chérissent les hommes libres.

Une fois de plus, je doute d’appartenir à cette catégorie fantasmée. Et puis, Baudelaire ne marchait pas plus à l’eau claire que le crétin qui vomit sa binouze contre les murs de la Préfecture.

La mer, donc.

Il s’agit plutôt de l’avant port, d’ailleurs, bien limoneux, constellé d’une armada d’Optimist que je prends d’abord pour des jouets.

Le calme, toutefois, enfin.

Les tours inaccessibles, d’où me parviennent des échos de sonorisation puissante me narguent, à main gauche, maintenant. Une foule encore clairsemée s’amuse du festival que s’offrent les dépanneuses de la fourrière aux dépends des distraits qui n’ont pas pris garde aux restrictions de stationnement le long de l’allée du Mail en ce jour de fête nationale.

Posé sur un banc, je scrute l’horizon océan, tout ça manque de relief à mon goût. Et la foule arrive pour assister au festival pyrotechnique laïque et républicain qui embrasera bientôt la digue du Bout Blanc…

Fatigue.

Toujours.

Dans la nuit et la foule qui s’éloigne de la plage de la Concurrence, je suis un peu triste, navigant au plus court vers notre voiture, déçu de ne pas lâcher prise et me laisser porter par l’air du temps, un peu sonné par l’affluence, les cris, les rires, le bruit lointain des concerts et les reliquats de ripaille dans les rues.

Fatigué et triste comme l’une de ces poubelles qui déborde, je me traîne, un peu résigné.

Entre nous, je n’aime guère les festivals.

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13 juillet 2017

On ne va pas en faire une pendule ?!

Pour les Impromptus littéraires

On ne va pas en faire une pendule ?!

(saynète totalement improbable)

 

La réunion de service s’éternise. Les fortes têtes pinaillent autour des menus tracas quotidiens. Le chef de service s’impatiente.

- De toutes façons, nous sommes prisonniers de l’inertie des services. On ne va pas en faire une pendule ! »

Il n’a pas complètement tort. Le Char Français, vieux groupe familial incontournable dans l’écosystème militaro-industriel hexagonal, objet de curiosité chaque fois qu’il gagne un marché face à des concurrents dix fois plus gros que lui, présente une singulière capacité à l’autisme dans certain domaines, et l’entretien des locaux où nous sommes en fait partie : climatisation erratique, éclairage névrosé, réseaux informatiques souffreteux et toilettes bouchées avec une régularité à faire pâlir un coucou suisse bien né.

Donc, à quoi bon en faire une pendule, puisque ça ne changera rien, si ce n’est subir la visite bruyante d’une délégation du Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail.

- Ben, si ! »

Je regarde autour de moi, j’ai parlé hors de mon propre contrôle, en contradiction avec la réflexion que je venais de mener. Mes collègues me regardent, perplexe. Je grimace, le retour d’une vieille douleur thoracique lorsque le stress s’approche d’un niveau intolérable.

- Ben si » reprends-je, « on doit en faire une pendule. Un foin. Un esclandre. Faire pipi par terre et se rouler dedans jusqu’à ce que ça mousse »

Je toise ma douzaine de collègues, chef compris, du regard, avant de poursuivre :

- Je ne sais pas mais moi, je ne supporte plus que ce soit toujours la même histoire d’inertie, de processus, que l’on doive se résigner à subir. Nous faisons notre part du deal, pourquoi devrions-nous nous résigner à ce que les Chars n’en fassent pas autant ? C’est injuste, anxiogène, nous en souffrons tous jusque dans notre chair et tu voudrais que nous n’en fassions pas une pendule ? »

J’ai fini ma tirade les yeux dans ceux du chef de service.

Il m’a regardé, un peu agacé.

- C’est bon ? T’as vidé ton sac ? Ça va mieux ? »

J’ai réfléchi.

- Ouais, ça va plutôt mieux... » J’ai refermé mon cahier de notes, glissé le stylo dans la poche de la veste. J’ai souri, je me suis levé, et j’ai quitté la salle de réunion. J’ai regagné ma place, dans le bureau paysagé, pris mon sac à dos avec les affaires de sport inutilisées depuis un mois, ma petite boite à outils, le chargeur de mon téléphone, la boîte en fer blanc décorée d’un paysage alpestre contenant mon stock de sachets de thé et de café, glissé le tout dans le sac de courses que j’ai toujours dans mon cartable et je suis parti.

Et en passant devant la rangée d’horloges du hall d’entrée et leur farandole de fuseaux horaires, je lui ai adressé un doigt d’honneur en ricanant :

- tiens, pour toutes les pendules ! »

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02 juillet 2017

Les Aiguilleurs

Inspiré d'une époque bien révolue où l'Ile de Monsieur était la gare de triage d'où Renault expédiait les voitures assemblées à Billancourt, le festival "Les Aiguilleurs" se tenait hier à Sèvres, relocalisé dans le centre square Carrier-Belleuse.

L'occasion pour moi de profiter de la prestation plaisante de Meta and the Cornerstones et surtout de Flavia Coelho, à l'énergie débordante toujours aussi communicative.

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30 juin 2017

Moody ?

Comme ça, parce que l'humeur est à entendre des trucs qui rappellent l'époque où les rêves avaient le dessus. 

The Moody Blues - Nights In White Satin (Stereo-Hifi)

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25 juin 2017

Miles Mosley à la Défense

C'était hier soir (samedi 24 juin) et ça envoyait du pâté :

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A l'oreille, ça a son petit air de Maceo Parker, et ça peut donner ça :

MILES MOSLEY "Voodoo Child"

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18 juin 2017

Ultra stress ?

Privé de compétitions (et donc de participation à des Ultra) depuis bientôt deux ans pour raisons médico-administratives, je peux lire ce genre de prose avec recul et encourager l'ultra traileur en activité à la lire, c'est intéressant :

 

ULTRA-TRAIL : ATTENTION DANGER !

En préambule Je fais cette petite réflexion en me basant sur mon expérience personnelle et en me fondant sur l'observation de ce petit microcosme...

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11 juin 2017

Musiques et Grandes Eaux à Saint Cloud

Il y avait de la musique, et de l'eau ce week-end à Saint Cloud. 

J'en ramène cette image du grand jet qui monte vers le soleil...

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La transition énergétique par l'exemple

C'est le toujours sympathique Barnabé Chaillot qui illustre, dans sa dernière vidéo, un cas d'utilisation amusant. 

Va visionner, ami(e) internaute, c'est un moment agréable. 

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