16 novembre 2018

Quel chantier !

La dérive cybernétique du management contemporain ne m'a pas laissé de temps de cerveau disponible cette semaine pour aboutir à quelque chose de conséquent en réponse au thème de cette semaine des Impromptus Littéraires. Puis, à la nuit tombée ce vendredi soir, en pleine morosité épuisée alors que le tramway longeait la Seine, une quasi illumination : Feuilles dorées, bientôt la neige devant la fenêtre des tas de papiers brouillon de roman, quel chantier !  
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10 novembre 2018

Le singe qui aimait les livres

Contribution de la semaine aux Impromptus Littéraires. D'habitude, j'ai la paresse de partager sur ce blog mon sentiment pour les autres textes publiés, mais en cette fin de semaine particulièrement éprouvante, j'ai tiré un instant de jubilation à la lecture de celui de Joe Krapov, que je recommande donc chaleureusement. Le singe qui aimait les livres   Voilà une belle journée qui commence. C’est important de bien formuler, dès le matin, un tel constat. Cela permet de créer une dynamique qui va nous porter jusqu’au... [Lire la suite]
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01 novembre 2018

A quoi ça sert que je me décarcasse ?

Pour les impromptus littéraires.   A quoi ça sert qu’on se décarcasse… ?   Je m’efforce de calmer ma respiration qui est encore devenue difficile. Quatre courriels viennent d’arriver, deux icônes m’invitant à participer à des discussions en ligne clignotent en bas de mon écran, et une fenêtre ne m’accordant que quatre minutes avant la prochaine réunion vient d’apparaître. Sur le combiné téléphonique, une lumière rouge m’indique qu’il y a des messages à écouter dans ma boîte vocale. J’ai chaud, et dans l’arrière... [Lire la suite]
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26 octobre 2018

Entre notaires...

Pour les impromptus littéraires. « L'autopsie a démontré que Maître Clary, le notaire de Grenoble retrouvé dans le Rhône n'est pas mort noyé. » Ça alors ! Je me laissai aller contre le dossier de mon fauteuil, le basculant en équilibre sur deux pieds pour observer le journal où ce titre s’étalait en caractère gras. L’élément de mobilier qui en avait pourtant vu d’autres émit un craquement de protestation, comme un gémissement, mais ne céda pas. Depuis le temps que ce vieux queutard de Clary s’en prenait au moindre... [Lire la suite]
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02 septembre 2018

La fête bat son plein

Pour les Impromptus Littéraires. D’un côté de la rue, trois musiciens déroulent les classiques des années 80. De l’autre côté, deux rangées de tables sont occupées par des vacanciers et des curistes. Au milieu, sur la chaussée libérée de la circulation automobile par la police municipale, quelques danseurs s’amusent en cadence, y compris un solitaire alcoolisé qui s’applique à se déhancher à contretemps. La fête bat son plein, comme chaque jeudi soir, dans le cadre des efforts de l’équipe municipale pour sortir de sa torpeur... [Lire la suite]
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28 juin 2018

Les Hommes tomates

Pour les impromptus littéraires. « Et alors, si tous tes copains vont se pendre, tu vas faire pareil ? » Machine apprenante : « Oui, bien sur ! » Blague d’informaticien, 2018.   Quel naïf étais-je, lorsqu’il y a quelques années je répétais cette blague d’informaticien à qui voulait bien la comprendre ! Parce que ça, c’était avant. Avant la Singularité. Ah, que ne nous l’avait-on pas vendue, prédite, annoncée, cette perspective du jour où l’Intelligence Artificielle dépasserait notre... [Lire la suite]
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08 juin 2018

Le banc du TCF (edition 2)

Revoici le banc du TCF, toujours pour les impromptus, mais plus en phase avec la consigne qui le demandait monologuant. Le Banc du TCF On a beau être de bois, quand il ne fait pas chaud, il ne fait pas chaud. Quel hiver ! Quatre mètres cinquante de neige cumulée, paraît-il. C’est lourd, pour un vieux banc comme moi. Depuis des décennies, je suis là, par quarante-cinq degrés, quarante neuf minutes et trente-deux secondes de latitude nord et six degrés, quarante-quatre minutes et vingt-sept secondes de longitude est, à une... [Lire la suite]
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07 juin 2018

Le banc du TCF

Pour les impromptus. Le Banc du TCF Par quarante-cinq degrés, quarante neuf minutes et trente-deux secondes de latitude nord et six degrés, quarante-quatre minutes et vingt-sept secondes de longitude est, à une altitude d’environ mille cinq cent mètres, se trouve un banc. Un banc, d’assez haute importance. Suffisamment important pour qu’il ait été jugé utile d’en mentionner l’existence sur les cartes topographiques du Val Monjoie. Le « Banc du TCF » Installé dans la forêt, en un endroit que l’on atteint après une rude... [Lire la suite]
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28 mai 2018

Toutes les Mam(m)as

Pour les Impromptus (ça faisait longtemps !) Toutes les Mamas "Ils sont venus, ils sont tous là, dès qu’ils ont entendu ce cri..." Elle résonne, cette chanson, car chaque fois que je l'entends elle me rappelle ce camarade de classe, un rejeton d'immigré italien, mais auquel il aurait manqué le bon vin et les filles, en quelque sorte. Un peu rude, brutal parfois si on lui cherchait querelle, ce que personne ne faisait car il dégageait une force qui intimidait tout le monde. Pas le genre harceleur, plutôt gentil, mais qu'il ne faut... [Lire la suite]
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13 avril 2018

Tu ne peux pas comprendre

A Jacques Higelin, merci pour ces moments. C’est un moment de détente au milieu d’une belle journée. L’ambiance est cordiale, presque joyeuse, après une longue matinée de réunion pour une fois productive. Le téléphone, bridé depuis des heures dans le bâtiment imperméable aux ondes, retrouve le monde et en collecte avidement les nouveautés. Je n’y prends garde, la discussion est animée. Nous marchons le long d’une allée de gravier blanc qui serpente entre les pins landais. Deux avions décollent et la conversation est étouffée par... [Lire la suite]
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